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Cet essor est parallèle au développement des outils diagnostiques et à la mise en place de protocoles d'exploration spécifique selon les pathologies qui, de temps à autre, interroge l’unité de la neuropsychologie.

Dans le domaine de la recherche, l’évolution exponentielle des connaissances et paradigmes permet d'explorer de nouveaux domaines jusque là traditionnellement écartés (citons l'exemple de l'émotion et de la cognition sociale), avec des approches au stade des processus (par exemple les processus du contrôle cognitif). La définition de leur base neuroanatomique qui bénéficie toujours plus des progrès de l'imagerie est de plus en plus précise. La conjonction de ces approches a permis récemment l’apparition de modèles d'architecture cognitive qui intègrent les données anatomiques. De façon remarquable, les processus cognitifs et leurs bases neurologiques sont constamment réexaminés à la lumière des progrès des connaissances sur les maladies (par exemple la phase prémotrice de la maladie de Parkinson, la progression de la zone de pénombre ischémique, les lésions de la sclérose en plaques et le stade de ‘syndrome cliniquement isolé’, les bio- et radio-marqueurs de la maladie d'Alzheimer et le stade prédémentiel…). Le développement de la recherche neuropsychologique, parfois regroupé sous la terminologie de neurosciences cognitives, conduit à son tour à un développement parallèle des manifestations (club, congrès, revues…) dans une spirale expansionniste vertigineuse.

Dans le domaine de l'enseignement, ces évolutions tant cliniques que fondamentales viennent enrichir le programme déjà large des différents masters de neuropsychologie, diplôme d’université ou des formations médicales et en orthophonie indispensables pour former tant les futurs professionnels du domaine de la santé que les chercheurs. Enfin, comment ne pas évoquer le contexte global socio-économique et réglementaire qui imprime progressivement sa marque, avec des nuances selon les pays, modifiant ainsi progressivement les modalités de l'ensemble des pratiques.

Depuis plus de 30 ans, la Société de Neuropsychologie de Langue Française est au cœur de ces évolutions, qu'elle a anticipées, initiées, enrichies et valorisées. C'est en effet en son sein qu'ont été présentés et discutés les travaux novateurs précisant les grandes fonctions cognitives, leurs approches conceptuelles et modélisations, leurs processus et architectures, leurs bases anatomiques. C'est en son sein qu'ont été présentées et débattues les nouvelles explorations modelées par l’évolution des concepts. C'est en son sein qu'ont été présentés les travaux de validation en pathologie qui justifient nos pratiques actuelles. A ce titre, notre société est unique en ce qu’elle réunit les acteurs indispensables à la pratique et à la recherche clinique, à la recherche fondamentale et à la recherche translationnelle. Ce trépied constitue un atout de succès remarquable.

A l'aube de cette nouvelle année et de cette nouvelle présidence, dans un contexte toujours plus compétitif et contraint, formulons le vœu de développer encore notre société en renforçant son trépied fondamental, clinique et translationnel et en faisant qu’elle demeure le carrefour incontournable des échanges entre ces composants essentiels. C'est ainsi que nous reviendrons vers vous pour favoriser ces actions afin que chacun des membres de notre société  bénéficie de ces développements. Les chantiers sont nombreux qu’il s’agisse de la recherche fondamentale, clinique et de la translation à la pratique clinique, tout ceci  en lien avec l’enseignement de la neuropsychologie. L’adhésion du plus grand nombre que j’appelle de mes vœux sera un des  gages de notre réussite.

 

 

Olivier Godefroy

Président de la SNLF

Janvier 2011

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La Neuropsychologie connaît un essor sans précédent dans les domaines de la prise en charge des patients, de la recherche et de l'enseignement.

Le développement des structures diagnostiques et de prise en charge des troubles cognitifs au-delà des structures neuropsychologiques ‘traditionnelles’ sont de plus en plus spécifiques à des pathologies telles  les unités pour traumatisés crâniens, les consultations mémoire, les unités de psychiatrie, d'épileptologie, neurovasculaires, de mouvements anormaux et de sclérose en plaques... pour n’en citer que quelques uns.